Le coeur du numérique bat aussi en région, par Olivier Ezratty

Le coeur du numérique bat aussi en région, par Olivier Ezratty

{lang: 'fr'}

Autant la fin de l’année est mar­quée par l’incontournable confé­rence LeWeb orga­ni­sée par Géral­dine et Loic Lemeur, autant la mi-année est main­te­nant occu­pée par quelques évène­ments deve­nus incon­tour­nables en région.

Cette semaine du 29 mai au 1ier juin avaient ainsi lieu d’un côté le Web­de­sign Inter­na­tio­nal Fes­ti­val à Limoges et le Web2Day à Nantes. Il y avait aussi le MedPI à Monaco pour l’industrie de l’électronique grand public, mais c’est sur­tout un lieu de ren­contre d’acteurs des indus­tries des loi­sirs numé­riques qui viennent pour l’essentiel de la région pari­sienne. Le WIF et le Web2Day sont par contre les reflets d’un dyna­misme local tout comme d’une ouver­ture sur le reste du pays et sur le monde. Et ce sont loin d’être les seuls événe­ments sur le numé­rique et Inter­net en région qui émaillent le calen­drier le d’année.

WIF and Web2Day logos
J’ai eu l’occasion d’intervenir dans ces deux mani­fes­ta­tions : dans une confé­rence plé­nière sur l’entrepreneuriat dans le WIF, et dans le jury du concours de star­tups et comme modé­ra­teur d’une table ronde pour le Web2Day. Occa­sion de vous en tou­cher quelques mots.

WIF à Limoges

Ce WIF est une confé­rence inter­na­tio­nale et ouverte sur le monde sur le gra­phisme et le design.

Je n’ai mal­heu­reu­se­ment pas eu le temps d’assister aux ses­sions, à part celle que j’animais sur l’entrepreneuriat, car j’étais pris par une inter­ven­tion chez Limou­sin Expan­sion, l’association qui accom­pagne les por­teurs de pro­jets dans la région. Mais j’en ai eu une petite impres­sion très favo­rable au vu des inter­ve­nants comme l’anglaise Gil­lian Cramp­ton Smith, John Kolko du Aus­tin Design Cen­ter ou Jean-Louis Fré­chin de NoDe­sign, une réfé­rence dans le design indus­triel en France qui expli­quait com­ment le design numé­rique était créa­teur de valeur.

Cette mani­fes­ta­tion est aussi remar­quable par son concours de créa­tion numé­rique. Cette édition ras­sem­blait au départ 200 équipes qui ont généré 106 appli­ca­tions, des appli­ca­tions mobiles qui pour­raient contri­buer à “rendre nos objets numé­riques quo­ti­diens plus res­pon­sables, en termes social et envi­ron­ne­men­tal “ ! Le tout, dans une ambiance d’université amé­ri­caine avec des dizaines d’équipes pro­ve­nant de toute la France et même de l’étranger plan­chant dans la grande salle de lec­ture de l’Université de Droit et des Sciences Humaines de Limoges. Ils devaient plan­cher pen­dant 24 heures d’affilée pour créer un pro­to­type d’application ! L’un des gagnants, le pro­jet KRAV issu d’une équipe de trois élèves de l’école des Gobe­lins à Paris, pro­pose une solu­tion sur tablette qui per­met de suivre les gains de consom­ma­tion élec­trique des ses appa­reils ménagers.

Salle de lecture de l'université de Limoges
J’ai aussi pu ren­con­trer une équipe de pas­sion­nés qui se lancent dans la créa­tion d’un robot huma­noïde, Ariell de Cyber­droid. Un pro­jet un peu fou compte tenu de l’état de l’art dans le domaine. Ils veulent déve­lop­per eux-mêmes à la fois toute la méca­nique et tout le logi­ciel du robot qui pour­rait être uti­lisé pour les ser­vices à la per­sonne, notam­ment pour les seniors. Ils connaissent pour­tant bien Alde­ba­ran Robo­tics et son pro­jet Romeo. Ce pro­jet me semble bien plus hasar­deux d’un point de vue tech­no­lo­gique que celui de Wan­der­craft, le pro­jet gagnant en mai 2012 le prix de l’Incubateur de Cen­trale Paris et qui est issu d’élèves de Polytechnique.

CyberDroid Ariell (2)
Autre pro­jet pré­senté, le Solar Sin­ter Pro­ject d’un cer­tain Mar­kus Kay­ser du Royal Art Col­lege de Londres : une impri­mante 3D uti­li­sant comme maté­riaux du sable et comme éner­gie le soleil qui exploite parmi d’autres tech­no­lo­gies les com­po­sants d’Arduino, que l’on trouve aussi uti­li­sés dans l’initiative Google Home ou chez Josh­Fire. L’impression 3D uti­lise un rayon solaire concen­tré avec une len­tille de Fres­nel en lieu et place du laser que l’on trouve dans cer­taines impri­mantes 3D de métal. Le maté­riau est le sable que l’on trouve en abon­dance dans les déserts. Et cela donne un impres­sion d’objets en verre. Ce pro­jet lancé en 2011 relève de l’expérimentation. Les objets impri­més – un exemple ci-dessous – sont assez rudi­men­taires en l’état. De là donc à ins­tal­ler des usines dans le désert uti­li­sant ce procédé…

Solar Sinter Printed Object
Web2Day à Nantes

C’était la troi­sième fois que je par­ti­ci­pais au Web2Day à Nantes. Orga­nisé par l’association Atlan­tic 2.0, cette confé­rence double de taille chaque année depuis sa créa­tion en 2009 ! Elle double en nombre de par­ti­ci­pants, en qua­lité d’intervenants et en dyna­mique. Et en plus, comme le WIF, elle est ouverte sur le monde.

J’étais pané­liste sur l’entreprenariat dans la seconde édition, membre du jury du concours de star­tup dans la troi­sième, et même chose plus ani­ma­teur d’un débat sur la mobi­lité dans cette qua­trième édition. A chaque fois, comme dans pas mal d’endroits, j’en pro­fite pour faire un repor­tage pho­to­gra­phique de l’événement. Vous le trou­ve­rez sur Dar­q­room qui pour mémoire est aussi basé à Nantes.

La sym­bo­lique de la venue de Fleur Pellerin

Fleur Pellerin (11)
Cette édition était d’abord mar­quée par une confé­rence d’ouverture par Fleur Pel­le­rin, frai­che­ment nom­mée Ministre Délé­guée aux PME, à l’innovation et au numé­rique le 16 mai 2012. C’était même sa pre­mière sor­tie offi­cielle. Elle était lit­té­ra­le­ment enfer­mée depuis deux semaines dans l’Hôtel des Ministres à Bercy. Il faut dire que l’on ne monte pas un cabi­net comme cela en deux jours. Et la pru­dence est de règle avant les légis­la­tives ! Son dis­cours lu de 15 minutes était assez convenu et ser­vait sur­tout à cares­ser dans le sens du poil les acteurs du numé­rique natio­naux et nan­tais. Il met­tait en avant le rôle du numé­rique dans la crois­sance et les plans du gou­ver­ne­ment. S’en sui­vait une longue série d’interviews avec les médias locaux (ci-dessus).

J’en ai sur­tout pro­fité pour dis­cu­ter avec les membres de son cabi­net qui l’accompagnaient et notam­ment Jean-Baptise Souf­fron, conseiller en charge du numé­rique (Cap Digi­tal, Think Digi­tal) et Judith Herpe, chef de cabi­net qui vient de la Mai­rie de Paris. Le par­cours de Fleur Pel­le­rin com­pre­nait aussi la visite du Quar­tier de la Créa­tion et notam­ment d’un espace de ren­contre de créa­tifs de l’aménagement du ter­ri­toire de la Société d’Aménagement de la Métro­pole Ouest-Atlantique (Samoa) sis dans l’immeuble Eureka. La visite conti­nuait avec le Com­pa­ny­Cam­pus, un incu­ba­teur d’entreprises dont un rapide pas­sage chez la star­tup Cle­ver Cloud, puis à La Can­tine, le tout se ter­mi­nant par un déjeu­ner avec quelques entre­pre­neurs locaux dont Nadya Jahan de Man­dala Games. Et enfin, retour sur Paris en TGV. Pro­chain défi : que le Pré­sident Fran­çois Hol­lande fasse aussi ce genre de visite et d’intervention et de visite, ici ou ailleurs !

Cette visite de Fleur Pel­le­rin m’a donné l’envie de par­cou­rir un peu plus cette Ile de Nantes en pleine reconstruction.

Le renou­veau de Nantes

La confé­rence Web2Day avait lieu dans la salle de confé­rence Sté­réo­lux située dans la grande Gale­rie des Machines, un espace indus­triel fai­sant par­tie du quar­tier du nord-ouest de l’ile de Nantes qui est en plein réamé­na­ge­ment depuis 2003. C’est la recon­ver­sion des anciens chan­tiers navals de Nantes en quar­tier artis­tique, créa­tif et de déve­lop­pe­ment économique.

On y trouve pêle-mêle, la Fabrique, un espace de créa­tion musi­cale construit au-dessus d’un ancien block­haus (16 stu­dios de répé­ti­tion et de créa­tion, un stu­dio d’enregistrement, un centre d’expérimentation mul­ti­mé­dia), la Mai­son du Bois (un immeuble de trois étages entiè­re­ment construit en bois, ce qui est très rare en ville), le centre de créa­tion d’aménagement du ter­ri­toire déjà cité, et divers autres bâti­ments à voca­tion écono­mique dont un incu­ba­teur d’entreprises et un Palais de Jus­tice flam­bant neuf. On y trouve aussi un manège des mondes marins qui doit ouvrir le 15 juillet 2012 et dont l’aspect exté­rieur n’était pas encore ter­miné au moment de la visite. Enfin, les quais de la Loire ont été réamé­na­gés et on peu admi­rer l’escorteur Maillé-Brézé situé de l’autre côté de la rive (lancé en 1955 et désarmé en 1988).

Nantes - L'Ile (11)Nantes - L'Ile (1)
Nantes - L'Ile (4)Nantes - La fabrique (10)
Le sum­mum du sur­réa­lisme est atteint avec ce Grand Elé­phant construit en 2007 qui sert d’attraction tou­ris­tique et dans lequel j’ai pu faire un tour de 40 minutes avec le jury et les gagnants du concours de star­tups du Web2Day sur une idée de Clé­ment Nivolle astu­cieu­se­ment dénom­mée “éléphan­tor pitch”. Cet engin est un chef d’œuvre de méca­nique créé sur place. La machi­ne­rie qui uti­lise force com­mandes hydrau­liques est contrô­lée par un auto­mate d’origine Sie­mens. On n’est pas encore au “green­tech” : le moteur est un bon vieux die­sel. Il n’existe pour l’instant qu’un exem­plaire de cet éléphant, parait-il imité ailleurs dans le monde. A l’intérieur : deux étages pour les pas­sa­gers qui peuvent être jusqu’à une qua­ran­taine. On y embarque avec une pas­se­relle d’avion d’aéroport (ci-dessous). Le tour d’éléphant est à 6€.

Nantes - Le grand éléphant
Je me suis demandé com­ment ce chan­tier gigan­tesque avait pu être financé par la ville dont l’actuel Pre­mier Ministre Jean-Marc Ayrault était le maire jusqu’au 15 mai 2012. Les sources sont la région, le dépar­te­ment, la ville et aussi le fonds Euro­péen Feder. Les impôts locaux des nan­tais n’en auraient pas souf­fert. Mon enquête s’arrêtera là à ce stade !

Les star­tups

A tous sei­gneurs tous hon­neurs, je dédie la suite de ce compte-rendu aux star­tups du concours du Web2Day. Et pour cause puisque j’y ai assisté assi­du­ment étant membre du jury. Seize socié­tés se sont suc­cé­dées pour pit­cher en plé­nière et devant un jury de trois hommes (Jére­mie Uzan de Alven Capi­tal, Richard Men­ne­veux de French­web et votre ser­vi­teur) et trois femmes, Nadya Jahan de Man­dala Games et deux amé­ri­caines de la Sili­con Val­ley : Debo­rah Magid d’IBM Ven­ture et Sté­pha­nie Troeth, une spé­cia­liste de l’user expé­rience. La plu­part des star­tups ont pit­ché en anglais et leurs pré­sen­ta­tions (de 5 minutes) étaient d’un très bon niveau.

Résultats Concours Startups (2)
Petit tour de piste en com­men­çant par les trois gagnants du concours :

    • Babble Pla­net qui pro­pose un jeu sur tablette pour les enfants per­met­tant d’apprendre l’anglais. C’est une bonne idée de gami­fi­ca­tion qui penche bien du côté de l’utile. Le pro­jet est ron­de­ment mené par Elsa Prieto et Soiny Duval. La star­tup fai­sait par­tie de la seconde cuvée de LeCam­ping (2012) et est aussi lau­réate de Scien­ti­pole Initiative.
  • JoliTV de Reda Ber­re­hili qui pro­pose un “Social TV guide”. C’est un logi­ciel de recom­man­da­tion de conte­nus linéaires (TV en direct) et non linéaires (TV de rat­tra­page, VOD, S-VOD) pour second écran dans un pre­mier temps. Un grand clas­sique, que je vais ajou­ter dans mon par­cours de l’écosystème de la TV connec­tée en France. Ce pro­jet est le résul­tat d’un “pivot” du pro­jet de recom­man­da­tion Tum­bup vers un mar­ché en appa­rence pro­met­teur. Les usages sont cer­tai­ne­ment en déve­lop­pe­ment mais la moné­ti­sa­tion reste un chan­tier en construction.
  • Huma­no­games qui pro­pose un jeu Face­book, Hap­py­Life, qui asso­cie péda­go­gie et finan­ce­ment de pro­jets via du micro-crédit. Le sys­tème est un peu alam­bi­qué : les joueurs gagnent une mon­naie vir­tuelle en fai­sant de bonnes actions vir­tuelles, cette mon­naie sert ensuite à finan­cer des pro­jets de leur choix via du micro-crédit. Le finan­ce­ment du micro-crédit pro­vient de spon­sors. C’est une inté­gra­tion “ver­ti­cale” de la com­bi­nai­son de Zynga (jeux) et Kiva (micro-crédit) qui se concur­rencent d’ailleurs sur ce terrain.

Les autres can­di­dats étaient :

    • MyBlee et son appli­ca­tion éduca­tive pour enfants tour­nant sur tablettes à com­men­cer par l’apprentissage des tables de mul­ti­pli­ca­tion. L’équipe pari­sienne de cette star­tup com­prend une spé­cia­liste de l’éducation et ancienne pro­fes­seur de maths (Lae­ti­tia Grail-Marcel), un consul­tant (Jean-Sébastien Grail) et l’ancien CTO de myS­kreen et Allo­Ciné (Samuel Rohaut).
  • Kawet de la pre­mière four­née de LeCam­ping et qui pro­pose un outil de géné­ra­tion d’applications mobiles. Le pro­jet a évolué vers un modèle plus btob en per­met­tant aux créa­teurs d’applications d’accéder aux don­nées des appli­ca­tions de l’entreprise (SAP, Sie­bel, etc). Cela me semble tou­jours un peu illu­soire de vou­loir créer des appli­ca­tions sans écrire de ligne de code. Il est dif­fi­cile de com­prendre quelles caté­go­ries d’applications rentrent dans ce cadre.
  • BeApp qui pro­pose la BeApp Fac­tory, une pla­te­forme de déve­lop­pe­ment d’applications mobiles. L’application était pré­sen­tée avec un bon “story tel­ling”. Mais fina­le­ment, on ne savait pas trop com­ment posi­tion­ner l’outil par rap­port à d’autres comme ceux de Kawet.
  • Match My Size, les gagnants du Star­tup Week-end de Rennes, qui conti­nuent à plan­cher sur cette très bonne idée : aider les consom­ma­teurs à com­man­der par cor­res­pon­dance la bonne taille de leurs vête­ments et les e-commerçants à réduire le taux de retours.
  • Spread­but­ton qui pro­pose un wid­get pour ajou­ter la com­po­sante sociale aux sites de ecom­merce. le pro­jet est piloté par Oli­vier Mar­ti­neau, aussi orga­ni­sa­teur du Star­tup Week-end de Rouen.
  • Newage et son jeu de société qui intègre la géo­lo­ca­li­sa­tion et trans­forme votre ville en champ de bataille. Une grosse impres­sion de déjà-vu.
  • Juke­Board, un pro­jet tout jeune (deux mois) consis­tant à créer un juke box de la der­nière géné­ra­tion construit sur un écran tac­tile qui se connecte au sys­tème de dif­fu­sion de son du bar. Deux ques­tions clés sont sou­le­vées par un tel pro­jet : com­ment sup­por­ter la créa­tion d’un maté­riel spé­ci­fique, assez lourd, et est-ce qu’il y a un mar­ché pour ce genre d’outil. Le pro­jet inté­grera la dimen­sion sociale par une connexion avec la page Face­book du bar et on pourra à terme faire son choix de musique avec son smart­phone. Bref, une idée par for­cé­ment inin­té­res­sante, mais pas du tout évidente à mettre en place et à grande échelle.
  • Infi­nit qui pro­pose un sto­ckage de ses don­nées dans le cloud et sur les devices per­son­nels de sa mai­son et de ses amis. C’est une sorte de RAID5 dis­tri­bué. Avec une petite contra­dic­tion : le sto­ckage est payant sur le cloud “clas­sique” (comme chez un Drop­box) et gra­tuit lorsqu’il a lieu sur des sup­ports de sto­ckage per­son­nels dis­tri­bués ou chez ceux de ses amis. Bref, là où le pro­duit apporte de la valeur, il n’y a pas moné­ti­sa­tion. Après, se posent des pro­blèmes clas­siques de garan­tie de dis­po­ni­bi­lité des don­nées et de sécurité.
  • Hub­bub est une star­tup autri­chienne qui pro­pose un réseau social avec des inter­ac­tions qui passent par la voix. C’est une sorte de mix de Twit­ter et de Skype. Pour­quoi donc ? La voix, c’est mieux, c’est plus per­son­nel. Pas for­cé­ment effi­cace lorsque l’on a à gérer un grand nombre d’interactions car le son est plus dif­fi­cile à “brow­ser” et fil­trer que le texte.
  • Bring.r qui pro­pose une belle solu­tion d’analytics de réseaux sociaux pour suivre le sen­ti­ment autour des marques avec une fonc­tion de filtre de contri­bu­teurs (pas nombre de fol­lo­wers pour Twit­ter par exemple). L’interface est bien faite et semble très pra­tique, mais ce mar­ché est plus qu’encombré. Le pro­jet est piloté par Simon Robic, bien connu à Nantes pour ses dif­fé­rentes acti­vi­tés et notam­ment sur Entre­pre­Nantes.
  • Dic­ta­nova qui pro­pose aussi un outil d’analyse tex­tuelle de ce qui se passe dans les réseaux sociaux.
  • Atendy, une solu­tion de ges­tion d’inscription aux événe­ments avec enga­ge­ment social des par­ti­ci­pants. Concep­tuel­le­ment, c’est un mix d’Amiando et de Presdo.
  • Sha­ry­pic et sa solu­tion d’agrégation de pho­tos d’événements. En tant que pho­to­graphe un peu moins qu’amateur, j’ai un petit apriori néga­tif sur ce genre d’outil qui bana­lise la créa­tion photographique.

Deux autres star­tups tech­no­lo­giques notables expo­saient au Web2Day. Tout d’abord, CKAB, un spé­cia­liste des objets connec­tés qui pré­sen­tait trois pro­to­types inté­res­sants sur un petit stand : un sys­tème d’extrusion de fil de plas­tique per­met­tant d’alimenter une impri­mante 3D Maker­Bot, une sta­tion de détec­tion de la qua­lité de l’air autoa­li­men­tée par éner­gie solaire (Pollux’NZ City), et enfin, un baby­foot high­tech inté­grant moult cap­teurs et des affi­cheurs LED cachés der­rière les parois pour affi­cher les scores (B12:0). Et puis le nan­tais Tou­chLab qui pro­pose des solu­tions d’applications pour écrans tac­tiles de grand for­mat. Le tout étant déve­loppé sous forme de sur­couche logi­cielle de Win­dows. C’est un busi­ness de “sur-mesure”, notam­ment pour équi­per les stands de salons professionnels.

CKAB (4)CKAB (11)
Les confé­rences

Le Web2Day, c’est aussi et sur­tout plein de confé­rences sur des sujets très variés.

Cette année, il y avait Paul Rou­get de la Mozilla Foun­da­tion qui trai­tait de l’usage de l’HTML 5 pour le déve­lop­pe­ment d’applications mobiles qui évitent de pas­ser par les pla­te­formes telles que iOS et Android. Debo­rah Magid d’IBM expli­quait comme IBM fai­sait de l’open inno­va­tion et gérait un por­te­feuille d’investissement de $22B. Ste­pha­nie Troeth trai­tait de la manière de bien prendre en compte l’user expé­rience dans ses projets.

Il y avait aussi une inter­ven­tion de Pas­cal Mer­cier et une table ronde sur le sem­pi­ter­nel sujet de la levée de fonds. Une table ronde trai­tait de l’impression 3D avec notam­ment John Lejeune de CKAB et Mathilde Ber­chon de Sculp­teo. Jeremy Ben­moussa (Locita) fai­sait plan­cher Del­phine Remy-Boutang (main­te­nant à son compte après plus de 10 ans chez IBM) sur le social média. Fré­dé­ric Maz­zella (Comuto / Covoiturage.fr) trai­tait de la consom­ma­tion col­la­bo­ra­tive. Le réseau­tage au fémi­nin était aussi au pro­gramme avec notam­ment Lucielle Rey­nard et Marine Aubin de Girlz in Web. J’animais une table ronde sur la mobi­lité dans la rela­tion client avec Blan­dine Sil­ver­man de Com­score, Eric Men­seau d’Orange et Oli­vier Tabone de Ripple Motion.

Une équipe de gen­tils dingues des RH new wave menée par Vincent Ros­taing et com­pre­nant notam­ment Fadhila Bra­himi, Marie-Pierre Fleury et Ben­ja­min Cha­mi­nade fai­sait plan­cher les par­ti­ci­pants sur les nou­velles pra­tiques de mana­ge­ment dans leur #HackHR pen­dant toute une mati­née. Enfin, Cédric Giorgi s’occupait de food & tech, un sujet que nous avons pour­suivi dans le train du retour en dis­cu­tant des poêles en pierre.

La conclu­sion était plus poli­tique avec les inter­ven­tions de “notables” locaux évoquant la manière de tirer parti du numé­rique pour dyna­mi­ser l’économie et de l’impérieux besoin de s’ouvrir sur le monde.

Le tout consti­tuait un excellent pro­gramme d’une richesse et d’une diver­sité rare­ment vues, même à Paris.

Tout ceci illus­trait à mer­veille le dyna­misme de Nantes et notam­ment le suc­cès remar­quable de Len­gow, gagnant de la Star­tup Aca­demy il y a deux ans, et main­te­nant entre­prise de plus de 80 col­la­bo­ra­teurs qui démarre son busi­ness hors de France. Il y a aussi DoYou­Buzz, iAd­vize, Dar­q­room, Wiz­Tivi et des entre­prises du sec­teur du jeu vidéo ras­sem­blées dans un petit clus­ter de star­tups du domaine.

Alors, le Web2Day est-il LeWeb en région ? Le déca­lage reste énorme car LeWeb est un événe­ment d’envergure mon­diale, tout en anglais, avec la moi­tié de la Sili­con Val­ley qui se déplace à Paris. Mais bon, au train où vont les choses, on va apprendre à décou­vrir qu’il n’y a pas que la région pari­sienne dans le numé­rique français !

Et ce petit tour ne serait pas com­plet sans évoquer la spé­cia­lité locale de la “cra­vate à la nan­taise”, fort élégam­ment por­tée par Simon Robic et Adrien Pog­getti. Le reste de mes pho­tos de tous les “people” du Web2Day est sur Dar­q­room.

Simon Robic (1) et sa cravatte nantaiseAdrien Poggetti
Au pro­chain Web2Day… Smile.

PJ : voir aussi le compte-rendu du Web2Day de Liam Boo­gar.

Découvrez le blog: Olivier Ezratty

Retrouvez le via:


Frenchweb.fr Rejoignez nous sur le groupe des acteurs de l'internet francophone sur Linked In, animé par Frenchweb.fr. Nous sommes déjà plus de 18000 à échanger quotidiennement informations, nouvelles pratiques et meilleurs usages. Pour vous inscrire cliquez ici


Recevez par mail chaque matin toute l'actualité du net:



One Response to “Le coeur du numérique bat aussi en région, par Olivier Ezratty”

  1. Les pirates de #hackhr te remercient , doux dingues ça nous va bien au teint, en tous cas c’est définitif Olivier je suis jaloux , non seulement tes photos sont nicissimes (néologisme capilotracté mais qui me semble de circonstance , mais réussir à résumer le web2day ça c’est encore plus fort ) Un seul regret , ne pas avoir réussi à t’attraoer pour prendre des photos des séances de Hackhr , tu y aurais vraisemblablement capté les plus beaux sourires et rires de tout le web2day. Mais je ne désespère pas , d’y parvenir l’an prochain , mais cette fois ci promis les pirates feront encore plus fort .
    To Be continued …

Laisser un commentaire